Premier texte d'un participant au projet



Toutes les personnes participant au projet photographique de La Boétie peuvent, si elles le désirent, poster un texte ou un dessin ou encore d'autres choses. Voici donc le :

Premier texte d’un participant

Le Discours de la Servitude volontaire a quelque chose de candide, malgré toute sa profondeur.
Le problème ressemble à celui des anarchistes : comment se débrouiller avec les phénomènes naturels d'autorité et/ou de leadership ? ... Car ils existent bel et bien, et pas seulement en mal, et non seulement par habitude, mais par reconnaissance de leurs bienfaits ; le mal vient des abus, et sans autorité ni/ou leadership, les Hommes ne connaîtraient pas la direction et la sauvegarde du groupe, ni/ou son entraînement et sa motivation.
L'Homme indépendant, même entouré d'autres Hommes indépendants, ne peut rien faire sans solidarité. Puis, solidaires, les Hommes découvrent les disparités naturelles de comportement, connaissance et compétence. Puis, les reconnaissant, ils se fédèrent derrière ceux qui font preuve de longanimité, afin d'apprendre, s'enrichir et aller au-delà, solidairement, grâce à ces Hommes qui, dès lors, ont autorité et/ou leadership. On les appelle aussi meneurs et moteurs, qui ne font pas dans la gloire et la vanité, mais bien dans l’œuvre commune et l'humilité de cœur. Bref : ils ne correspondent nullement à des "leaders" charismatiques, héritiers, fonctionnaires ou élus.
Le reste ? ... Le reste s'appelle politique au sens moderne du mot, à savoir : parade, feinte, jeux de miroir, média, louvoiement, opinion et panique. D'où vient la tyrannie.

5 commentaires:

  1. Salutation ami !

    Le candide peut effectivement se trouver là où tu l’affirmes, c'est-à-dire dans la naïveté de ne pas prendre en compte et de ne pas s’enrichir de l’autorité naturelle que peuvent avoir certaines personnes qui joueraient le rôle de moteur du groupe. Mais en même temps, c’est une position tout autant candide que de croire que ces hommes ne vont pas se faire dénaturer par l’exercice du pouvoir. Alors que nous faut-il faire ? À mon avis, il nous faut simplement rester éveillés à nous-mêmes et rappeler à ces Hommes que l’autorité naturelle ils ne l’a tiennent que de notre servitude, autrement dit, elle n’est pas naturelle.
    Enfin le problème de l’exercice du pouvoir, c’est justement qu’afin de se conserver, il corrompt la solidarité dont tu parles, diviser ou plutôt isoler pour mieux régner. Il faut donc trouver quelque chose de plus puissant que la solidarité. C’est pourquoi, à mon sens, La Boétie développe l’amitié ; elle seule finalement est capable de résister au pouvoir et de nous permettre ainsi de dépasser la servitude volontaire ; et c’est là, peut être encore une fois un peu candide, mais beau.

    Amicalement.

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  2. Mais La Boétie s'effraie du pouvoir, et tu te joins à cette frayeur. Le pouvoir n'a rien d'un mal en soi, et je ne trouve pas que parce que quelqu'un pourrait en mésuser, qu'il faut s'agiter et griffer comme un chat qu'on forcerait à rester dans les bras de quelqu'un. Je trouve au contraire qu'il faut le borner et le limiter encore et toujours, par des Constitutions plus performantes. Or je pense que tu me rejoindras sur ce dernier point, vu que...

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  3. Effectivement, je te rejoins sur ce point !

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  4. Une élection pas si mal passée, on dirait.
    Et, pour l'anecdote, je me suis mis à rassembler mes réactions humanistes à des articles en sciences humaines, sur le blog en lien en cliquant sur "Jem" ci-dessus (aux commentaires précédents, j'ai mis du nimportnawak). Un blog anti-servitude volontaire à "la morale des temps". A+

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